
Le capitalisme ultralibéral semble atteindre ses limites et plonger le monde dans une crise qui n'en est encore probablement qu’à ses débuts. Les conséquences toucheront tout un chacun, mais de façon inégale. La fracture entre riches et pauvres sera accrue.
Voici le constat actuel. Il ne s’agit pas seulement d’une crise financière, mais également d’une réelle récession économique qui, déjà, engendre une augmentation du chômage.
En Belgique, le secteur immobilier accuse soudainement une baisse de 10 à 15%, selon l'Institut Professionnel des Agents Immobiliers (IPAI). En France, dans ce même secteur, 180 000 salariés environ sont menacés de chômage, selon le patron du premier promoteur immobilier (Nexity). Cette société a gelé 129 programmes de construction, soit un tiers de son activité.
Le secteur automobile est touché également. En Allemagne, le quotidien Bild affirme qu’Opel interrompt sa production dans deux usines où travaillent 6 500 personnes. Ce groupe automobile veut réduire sa production de 40 000 véhicules et fermer provisoirement son usine en Espagne et deux de ses sites en Angleterre. Volvo annonce la suppression de 600 emplois, dont 250 en Belgique.
De plus en plus d’analystes sont convaincus que l'économie belge se dirige vers une récession. A la mi-octobre, le gouvernement belge parlait d’une croissance de 0,2%. Le FMI parle d’une croissance ramenée à 0%.
Les petits épargnants, qui en bons pères de famille ont placés leurs avoirs dans les groupes Fortis, Dexia, City Bank, etc., sont déjà floués. L'ADAF (association de défense des actionnaires) parle même de hold-up gouvernemental. En effet, la vente d'une partie de Fortis à la banque BNP-Paribas s’est faite dans la précipitation. Cette vente a-t-elle
été faite sur la base d’une réelle évaluation des actifs ou corrobe-t-elle la gestion réellement désastreuse des dirigeants de cette banque ? L’avenir nous le dira.
Selon le quotidien De Tijd, les moins-values sur les actions et les fonds d'investissement s’élèvent en Belgique à quelque 102 milliards d’euros. Les moins-values sur les produits d’assurance et les obligations d’entreprise sont quant à elles estimées à quelques milliards d'euros.
S'ajoute à cela, la non-cohérence des Européens face à cette crise. Comme tout se décide à Wall Street, les Européens sont aveugles, incapables de prévenir les crises en provenance des U.S.A. Depuis longtemps, les Américains font la pluie et le beau temps sur nos marchés. Mais les conséquences risquent d’en être lourdes pour l’Europe.
Voici un bref récapitulatif, selon le quotidien L’Echo, des aides d’urgences de la Réserve fédérale des U.S.A. au secteur financier :
- prêt de 30 milliards de dollars de la Réserve fédérale à J.P. Morgan Chase (le 16 mars) ;
- nationalisation des sociétés de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae. Coût : 200 milliards
de dollars (le 7 septembre) ;
- nationalisation de l’assureur AIG. Coût : 85 milliards de dollars (le 16 septembre) ;
- le plan Paulson autorise l’Etat fédéral à dépenser jusqu’à 700 milliards de dollars pour racheter aux banques les produits « toxiques » accumulés durant la dernière bulle immobilière (3 octobre).
Cela suffira-t-il ? Certains estiment la perte de tous les subprimes à 2 000 milliards.
L'Etat américain, qui est endetté à raison de 350% de son PIB, va « titriser » ses nouvelles dettes avec de nouveaux bons du Trésor. Jusqu’à présent ces renflouements vont coûter 3 000 dollars par citoyen
américain, enfants y compris.
En Belgique, selon le quotidien La Libre Belgique, voici les montants injectés par le pouvoir fédéral et les régions en milliards d’euros : 14,9 pour Fortis, 3,5 pour KBC, 1,5 pour Ethias et 2 pour Dexia – le total se montant à 21,9 milliards d'euros

Le Bureau fédéral du Plan affirme que les interventions étatiques en faveur du monde financier augmentent la charge de la dette d’un montant de 450 millions d’euros. La dette publique belge remonterait à 89% du PIB. Les aides des pouvoirs publics en faveur de Fortis, Dexia, Ethias et KBC coûteront 101,77 euros par ménage.
Grâce aux moins-values de Dexia, le fonds des communes devra se passer de 90 milliards d’euros. Ceci va poser des problèmes pour le financement de nombreuses communes, qui recourront sans doute à l’impôt.
L’Etat parlait de porter la garantie de protections des fonds de dépôts et des produits financiers à 100 000 euros. Mais quels actifs le gouvernement peut-il mettre en garantie ?

A l’origine, la bourse permettait aux entreprises d’obtenir le crédit nécessaire à leur fonctionnement et leur croissance. Ceci par l’intermédiaire des épargnants qui prêtaient leurs économies en échange d’actions dont ils tiraient un dividende. C’est ce qu’on appelle l’économie réelle. Mais depuis, on « titrise » des crédits, des crédits très douteux (sans réelles garanties), qu’on a fait passer pour des valeurs sûres de première catégorie. On peut spéculer sur la baisse d’une entreprise ou d’un groupe. Cette pratique est nommée « put ». L’inverse est dénommé « call ». Des spéculateurs vendent des titres qu’ils ne possèdent pas, de façon à faire baisser le marché. Ils les rachètent ensuite. Le cours étant remonté, ils les revendent, faisant ainsi un bénéfice. Cette procédure se nomme la vente à découvert. Certaines banques font passer pour un compte à terme, des produits financiers contenant des pommes pourries. Ainsi, de petits épargnants ignorant souvent le contenu (qui de plus change après émission) de ces produits, ont pu constater une perte sèche de leurs économies.
La gestion de l’épargne a été profondement modifiée. La détention des actifs est passée d’une gestion individuelle à une gestion effectuée par des gérants professionnels que sont les fonds de pension, les fonds d’investissement, les sociétés d’assurance. L’investissement individuel est hétérogène. Celui des gérants professionnels cherche à obtenir le rendement maximum. Ces fonds se basent sur un indice de référence utilisé pour juger en temps réel de la performance d’un titre, d’un portefeuille, d’une valeur financière. Ils se font une rude concurrence, ce qui pousse ces gérants à se copier mutuellement. Ce mimétisme engendre de forte variations des cours, alors que la gestion individuelle crée un équilibre.
Par exemple lors de la crise asiatique de 1997- 1998, ces investisseurs avides de rendement se sont rués sur ce marché, finançant même des actifs au rendement de plus en plus précaire. L’afflux d’un excès de liquidité a poussé les banques à accroître le crédit sans trop se soucier des garanties des emprunteurs. En Thaïlande, le crédit domestique a atteint 130% du PIB. Les prêts accordés par ces banques étant de maturité plus longues que les emprunts qu’elles avaient contractés, ces banques n’ont pu répondre aux demandes de retraits causées par la perte
de confiance. La monnaie thaïlandaise a dévalué et tous les fonds investisseurs se sont retirés, même dans des pays où il n’y avait pas de déséquilibre économique fondamental. Ces mouvements ont entraîné de fortes secousses sociales.
Les administrateurs de fonds de couverture nommés « Hedge Funds » sont encore plus spéculateurs. Ils s’endettent à court terme, de façon à avoir un pouvoir d’investissement plus important encore.
Le spéculateur qui achète et revend des produits financiers, et en retire une plus-value, n’est pas taxé. Les revenus de biens mobiliers, quel qu’en soit le montant, sont taxés à 15%. On est loin de l’imposition frappant les revenus du travail !
En conclusion, il est temps d’interdire les pratiques financiaires citées ci-dessus. Il faut taxer les plus-values sur les produits financiers, établir des barèmes suivant les montants des revenus mobiliers (pas nécessairement aux même taux que ceux appliqués aux revenus du travail, mais il convient d’en garder le principe). L’Etat ne doit pas soutenir les fonds de couverture s’ils croulent, car ils ne servent nullement l’économie – bien au contraire. Il convient d’encourager les banques qui investissent uniquement dans l’économie réelle (les entreprises). Ceci profitera à tous, et non aux spéculateurs. Il n’est pas normal que chaque contribuable doive amortir les pertes de ces derniers. N’oublions pas que la spéculation a entraîné la hausse des matières premières. Et ce fait a touché directement le pouvoir d’achat.
Les bourses européennes doivent couper le cordon avec Wall Street, et ne plus dépendre de New York. Elles doivent être totalement autonomes.
L’Etat belge va encore s’endetter davantage en envoyant des troupes en Afghanistan. En quoi cet acte va-t-il aider la population belge ? Les sommes dépensées, en totale vassalité envers les U.S.A., ne seraient-elles pas plus utiles afin d’augmenter les pensions les plus modestes ? Diminuer ou abolir la participation de l’Etat belge au budget de l’O.T.A.N. dégagerait les sommes nécessaires au bien-être de nos pensionnés.
L’idéal serait de sortir de la mondialisation. L’Europe ne devrait dépendre que d’elle-même. L’économie devrait être locale et non assujettie aux multinationales. La production et la vente locale devraient être encouragées par une déduction fiscale. Par contre, il faut, instaurer une taxe sur les entreprises qui délocalisent, hors des frontières européennes. Pour être équitable vis-àvis des entreprises locales, il faut également établir des taxes sur toutes les importations extraeuropéennes. IIl faut harmoniser la législation sociale de tous les pays de l'Union européenne. Ceci éviterait la conccurence déloyale pour nos entreprises locales. L'entrée dans l'Union ne devrait s'effectuer qu'à cette condition. Les gens d’ici ne devraient pas dépendre des diktacts et des intérêts de quelques oligarques cachés derrière les multinationales, qui ne se soucient guère des crises sociales, mais ne songent qu’à leurs profits immédiats.
Il y a un choix à faire : veut-on continuer à être assujetti ou veut-on, enfin, se prendre en main ?
Une des voies pour sortir de la crise est la décroissance. Elle ne signifie pas un recul du bienêtre, mais bien la relocalisation de la production, une autre façon de consommer.
LA Démocratie Nationale s'est consacré depuis sa naissance à ceux qui, sans cesse plus nombreux, nourrissent le rêve d'une paix continentale millénaire, appuyée sur une fraternité immense. Une fraternité aussi vaste que les desseins grandioses des empereurs romains, de Charlemagne et de Charles Quint. Un idéal qui prémunit définitivement les terres de nos peuples européens contre les invasions.
Ce rêve d'un grand empire eurosibérien, que les pusillanimes irresponsables qualifient de déraisonnable, les puissances maritimes, ennemies du vieux continent, y croient. Elles en redoutent la concrétisation. Pour écarter d'elles la menace de cette Grande Europe qui les marginaliserait, elles déploient tous leurs efforts pour affaiblir les Européens. Elles s'appliquent à les dresser les uns contre les autres et à favoriser les poussées colonisatrices de l'Islam.
Dans cette aspiration à une Grande Europe stabilisatrice, viennent s'inscrire parfaitement tous les regroupements d'entités et d'identités régionales et nationales, et ce à chaque fois qu'elles peuvent trouver un commun intérêt à cultiver entre elles des affinités - occasionnelles ou épisodiques ou, au contraire, anciennes et profondes.
Cet appel mystique à une fédération impériale des enracinements locaux, régionaux et nationaux des patries charnelles de l'espace eurosibérien ne pouvait trouver de plus juste résonance que dans la pensée d'un visionnaire comme Jean Thiriart (dans les années soixante) et dans celle de Pierre Vial (fondateur de l'organisation Terre et Peuple). On retrouve aussi cette aspiration dans de nombreux mouvements et partis politiques sociaux et identitaires.
La Démocratie Nationale juge toutefois primordial de souligner que, sur nos terres et entre nos peuples, l'unité n'est concevable que dans le respect des différences, car l'essence même de la culture européenne, c'est la liberté. Cette liberté que nous voyons à présent si menacée et que nous nous faisons un devoir sacré de défendre...

