
Charleroi : le foulard et le bandeau

En ce début d’année 2010, un grave problème tourmente les édiles de Charleroi.
Est-ce le problème du manque d’hygiène qui s’aggrave tellement que la cité ressemble aux pires quartiers d’Harare ou de Calcutta ? Ou est-ce celui d’un urbanisme inhumain ? Ni l’un ni l’autre.
Est-ce le danger lié à la délinquance omniprésente dans la ville, corollaire d’une immigration non contrôlée ? Non, ces problèmes ne suscitent guère l’attention des notables carolos les plus médiatisés.
Peut-être imaginez-vous que le manque de ressources alimentant le budget, ressources insuffisantes malgré la taxation élevée qui frappe entrepreneurs et travailleurs, perturbe nos élus ? Non, pas du tout ! La multiplication d’assistés sociaux et de profiteurs accourant des quatre coins de l’univers, la banqueroute d’un système social mis en place, à l’origine, pour permettre une vie décente à nos nationaux les laissent de glace.
Si, à la veille des élections communales de 2006, les libéraux avaient pourfendu les échevins socialistes compromis dans l’affaire des logements sociaux et dans celle du traitement des déchets, une nouvelle majorité groupant aujourd’hui MR, PS et cdH devait concilier les intérêts de ce microcosme politicard.
Depuis janvier, le port du foulard islamique par une enseignante focalisait les discussions des membres des partis traditionnels. Le sujet était devenu tellement brûlant que le collège des bourgmestre et échevins avait décidé la création d’une sous-commission chargée de traiter de « l’affaire ». On commença par empêcher les élus du Front National de participer aux discussions. « Pas d’antidémocrates parmi nous au moment d’aborder les questions éthiques » – éructa le bourgmestre. Bourgmestre qui emploie souvent le mot « démocratie », mais qui, visiblement, en ignore le sens…
La sous-commission fit connaître sa décision :
pas de port du foulard dans une école de l’enseignement communal ! Rappelant l’obligation de neutralité, une ordonnance fut rendue en référé par le tribunal de Charleroi, obligeant la dame à quitter les lieux dans les plus brefs délais.
Portant l’affaire devant la Cour d’appel de Mons, l’enseignante gagna ce second procès. La Cour d’appel fit annuler la décision du tribunal de Charleroi, estimant que « le port du foulard ne pou-vait être assimilé à du prosélytisme ».
Cette « histoire exemplaire » démontre que les autorités se cabrent sur des détails (la provocation vestimentaire d’une personne de religion mahométane), mais refusent de voir les causes réelles du malaise : l’immigration non contrôlée, l’impossibilité d’intégrer des individus indifférents ou hostiles à notre culture européenne, l’échec flagrant de toute société multiculturelle harmonieuse, l’utopie d’un islam « à la belge », pacifique et tolérant. Car le port du voile ne relève pas seulement de la piété religieuse (aucun texte musulman n’imposant le port du foulard). Il traduit aussi une affirmation ethnique, un refus de nos valeurs « impies », une volonté de s’affirmer sur notre sol en tant que communauté différenciée liée à la seule Oumma.
Oter le foulard d’une enseignante musulmane ? Encore faudrait-t-il d’abord ôter le bandeau qui couvre les yeux des tenants de la pensée unique !
Post scriptum : cet article était déjà rédigé lorsque j’appris, le 23 mars, que le collège des bourgmestre et échevins avait décidé de proposer lors du prochain conseil communal – fixé au 29 mars – un nouveau règlement interdisant le port ostentatoire de tout signe religieux ou philosophique. Si ce règlement était adopté, l’enseignante musulmane serait amenée à quitter ses classes dès le 1er avril. Affaire à suivre…
LA Démocratie Nationale s'est consacré depuis sa naissance à ceux qui, sans cesse plus nombreux, nourrissent le rêve d'une paix continentale millénaire, appuyée sur une fraternité immense. Une fraternité aussi vaste que les desseins grandioses des empereurs romains, de Charlemagne et de Charles Quint. Un idéal qui prémunit définitivement les terres de nos peuples européens contre les invasions.
Ce rêve d'un grand empire eurosibérien, que les pusillanimes irresponsables qualifient de déraisonnable, les puissances maritimes, ennemies du vieux continent, y croient. Elles en redoutent la concrétisation. Pour écarter d'elles la menace de cette Grande Europe qui les marginaliserait, elles déploient tous leurs efforts pour affaiblir les Européens. Elles s'appliquent à les dresser les uns contre les autres et à favoriser les poussées colonisatrices de l'Islam.
Dans cette aspiration à une Grande Europe stabilisatrice, viennent s'inscrire parfaitement tous les regroupements d'entités et d'identités régionales et nationales, et ce à chaque fois qu'elles peuvent trouver un commun intérêt à cultiver entre elles des affinités - occasionnelles ou épisodiques ou, au contraire, anciennes et profondes.
Cet appel mystique à une fédération impériale des enracinements locaux, régionaux et nationaux des patries charnelles de l'espace eurosibérien ne pouvait trouver de plus juste résonance que dans la pensée d'un visionnaire comme Jean Thiriart (dans les années soixante) et dans celle de Pierre Vial (fondateur de l'organisation Terre et Peuple). On retrouve aussi cette aspiration dans de nombreux mouvements et partis politiques sociaux et identitaires.
La Démocratie Nationale juge toutefois primordial de souligner que, sur nos terres et entre nos peuples, l'unité n'est concevable que dans le respect des différences, car l'essence même de la culture européenne, c'est la liberté. Cette liberté que nous voyons à présent si menacée et que nous nous faisons un devoir sacré de défendre...

