
Un plumitif du nom de Vantroyen a attaqué, dans Le Soir du 21 décembre dernier, un auteur mythique de la bande dessinée franco-belge. Jacques Martin, le père d’Alix, est accusé par l’histrion du quotidien maçonnique de « complaisances envers l’extrême droite ». Preuve du « crime » : il a osé accorder une interview à une revue toulousaine. Qu’un dessinateur-scénariste de l’importance de Martin accepte de répondre aux questions du rédacteur d’un magazine politico-culturel, voilà qui étonne et choque le sieur Vantroyen. Cet apprenti-gestapiste a donc voulu en savoir plus…
Ne croyez pas cependant qu’il ait tenté de se procurer le magazine en question – comme l’exigerait la déontologie la plus élémentaire. Non. Il s’est contenté de « surfer » sur le site Internet d’un autre délateur, notre ami Manuel Abramovicz. C’est là que l’amateur de croquemitaines a puisé matière à copie, s’inspirant largement des « révélations » d’un sous-fifre du beau Manu : Alexis Borodine.
Un dessinateur de talent, une revue d’extrême droite, deux ou trois Eichmann de papier… voici les ingrédients du « mystère Martin, de Vichy à aujourd’hui ».
Je ne vous ferai pas l’injure de présenter Jacques Martin. Par contre, je ne résisterai pas au plaisir de vous faire découvrir Réfléchir et Agir – le trimestriel d’extrême droite qui a provoqué l’ire de Vantroyen et consorts. Abordant des sujets aussi divers que la politique, l’économie, l’Histoire, la spiritualité, la musique ou l’écologie, R&A se présente comme « magazine de désintoxication idéologique » et se définit comme « publication nationaliste européenne, sociale et identitaire ». Chaque numéro (72 pages) publie un dossier fortement documenté (le dossier du dernier numéro paru plaidait en faveur de la constitution d’un axe Paris-Berlin-Moscou, avec rappels historiques, portrait de Vladimir Poutine et interview du philosophe Alexandre Dougine), ainsi que des critiques de livres et des compte-rendus d’expositions. On y trouve aussi nombre d’articles politiques non-conformistes, plaidant pour l’identité ethno-culturelle, l’unité et l’indépendance de notre grande patrie continentale.
R&A publie régulièrement des entretiens avec des personnalités du monde des Arts et des Lettres. Ont accepté de répondre aux questions de la rédaction : feu Vladimir Volkoff (lauréat du grand prix du roman de l’Académie Française en 1982), Michel Mohrt (de l’Académie Française) ; Brigitte Lahaie (ex-star du cinéma porno)… et Jacques Martin. Aucune de ces personnalités n’est d’extrême droite. Mais aucune n’accepte le sectarisme. Et aucune ne plie le genou devant la dictature du politiquement correct.
Sans doute est-ce cela qui irrite tant M. Vantroyen, démocrate autoproclamé ?
M. Vantroyen qui, moderne Docteur Watson, n’hésite pas à activer ses (toutes) petites cellules grises... Tel un chien policier, il se lance sur la piste de la bête immonde au ventre toujours fécond. Et découvre l’impensable : sur le site Internet du député fédéral FN Patrick Cocriamont (www.fn-cocriamont.be), il existe un lien vers Réfléchir et Agir et vers Rivarol. Bravo, Rantanplan ! Ça, c’est un scoop ! Imaginais-tu trouver sur le site de Patrick un lien vers un site de pédophiles guadeloupéens ?
Revenons-en à Jacques Martin qui, tout au long d’un questionnaire de sept pages, ne tient aucun propos politique. Avec intelligence, humour et sensibilité, il se borne à parler librement de son enfance, de ses vingt ans, de son métier, des studios Hergé, de l’Antiquité, du Moyen Age…
Cet homme de 83 ans a vécu la guerre, la débâcle, l’occupation. A-t-il fait partie, en 1940, de ces patriotes blessés qui formèrent, selon l’expression de l’historien Henri Amouroux, membre de l’Institut, un masse de « quarante millions de pétainistes » ? Il ne le dit pas. Il déclare seulement avoir rejoint, de septembre 1941 à février 1943, les Chantiers de la Jeunesse. Avant d’être arrêté en juillet 1943 par la police française et déporté en Allemagne, dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO). Comme le communiste Marchais, il partit pour les usines Messerschmidt d’Ausbourg où il fut, dit-il, « très bien traité »…
MM. Abramovicz et Borodine en concluent illico que le dessinateur est « un pur produit de Vichy ». Se lançant dans une grande « enquête au cœur de l’histoire noire de la BD », ils dénoncent tour à tour Martin, le collabo Hergé, Robert Poulet, Léon Degrelle (cocassement qualifié de « Jean-Marie Le Pen belge des années 30 »). Tous ex-vichystes, néo-fascistes, révisionnistes et antisémites.
Les deux compères ne font guère dans la nuance ! Ils s’acharnent ensuite à nous « restituer le contexte des années 1940-1945 ». Ainsi, légendant une photographie du maréchal Pétain, peut-on lire la phrase suivante : « Vichy, Etat français illégal, fut l’un des alliés de la dictature nazie ». Et, sous la reproduction d’une affiche des Chantiers proclamant « France toujours ! » : « Propagande nationaliste des Chantiers de la Jeunesse crypto-fasciste – dont fut membre, sans l’ombre d’un doute, Jacques Martin ».
Ici, Messieurs, je me permets de reprendre quelques mots du droit de réponse adressé au Soir (évidemment non publié…) par le rédacteur en chef de Réfléchir et Agir : visiblement, l’histoire de cette période vous échappe totalement. A moins, Messieurs, que vous ne désinformiez sciemment vos lecteurs…
Pour l’honnête homme, la question est simple : les sieurs Abramovicz, Borodine et Vantroyen sont-ils des clochards intellectuels, ou sont-ils des escrocs, des falsificateurs de notre Mémoire européenne ? (Un peu des deux, peut-être…)
Je me bornerai à rectifier ici les deux affirmations de nos « spécialistes » : « Vichy, Etat français illégal » et « Les Chantiers, organisation crypto-fasciste ». Je tiens cependant à être clair : je ne veux défendre ni Pétain, ni Vichy. Je ne veux défendre que la vérité historique.
La légalité de l’Etat français.
Le 3 septembre 1939 à 17 heures, la France, liée à la Pologne par un traité d’assistance mutuelle, déclare la guerre à l’Allemagne.
Sur le front Ouest, la « drôle de guerre » commence. Elle prendra fin le 10 mai 1940 au matin, lorsque l’armée allemande passera à l’offensive. Les panzers écrasent les résistances belge, luxembourgeoise, hollandaise. Le front est percé à Sedan et, dès le 15 mai, Gamelin, généralissime des armées françaises, admet que la route de Paris est ouverte à l’adversaire et qu’il ne reste plus de réserves. Reynaud rappelle Pétain de Madrid où il était en poste et lui offre la vice-présidence du Conseil. Weygand remplace Gamelin. Mais rien ne peut ralentir la fulgurante avance de la Wermacht. Le 14 juin, les Allemands rentrent dans Paris – déclarée ville ouverte. Le drapeau rouge à croix gammée flotte sur l’Assemblée nationale. Le Gouvernement a fui à Bordeaux et envisage de se réfugier en Afrique du Nord. Civils et soldats se sentent abandonnés, trahis. La guerre est perdue. Jamais la France, au cours de sa longue histoire, n’avait connu catastrophe aussi totale.
Pour ne point avoir à signer un armistice, Reynaud va offrir sa démission au Président de la République, Albert Lebrun. Il lui conseille de faire appel à Pétain pour former le nouveau cabinet. Le 17 juin, le maréchal Pétain s’adresse à la nation. Le vainqueur de Verdun « fait don de sa personne pour atténuer les malheurs de la France ». (Habile négociateur, Pétain permettra à la France de conserver la Flotte et l’Empire.)
Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale, issue du Front populaire, vote les pleins pouvoirs à Pétain par 569 voix contre 80 !
L’Etat français succède donc légalement à la Troisième République.
Les Chantiers.
Le Gouvernement français créa, le 1 er août 1940, les Chantiers de la Jeunesse. Ces Chantiers regroupaient les hommes du contingent qui, en vertu des conventions d’armistice, ne pouvaient être incorporés (l’armée française étant réduite à 100 000 hommes). C’est le général de la Porte du Theil qui prendra le commandement de cet organisme.
Loin d’être « crypto-fascistes », les Chantiers furent les premiers foyers de résistance à l’occupant. En novembre 1942, sous les ordres de leur Commissaire général, le commandant Van Hecke, les 30 000 hommes des Chantiers d’Afrique du Nord seront mobilisés et combattront aux côtés des forces américaines. Ils participeront ensuite à toutes les compagnes de l’Armée d’Afrique (Italie, Provence, Alsace).
Comme le confirme l’historien Robert Hervet, « beaucoup de jeunes des Chantiers apporteront leur appui ou leur collaboration à la Résistance ».
Les Chantiers seront dissous par décision de Pierre Laval le 9 juin 1944.
Alors, MM. Abramovicz, Borodine, Vantroyen… Jacques Martin, « hitléro-nippon » ou Français ordinaire, victime de la fureur de son temps ?
Ami, garde-toi des maladies médiatiquement transmissibles véhiculées par Le Soir. Lis et diffuse Réfléchir et Agir (CREA – B.P. 80432 – 31004 Toulouse cedex 6). Exemplaire gratuit sur simple demande.
La Démocratie Nationale s'est consacré depuis sa naissance à ceux qui, sans cesse plus nombreux, nourrissent le rêve d'une paix continentale millénaire, appuyée sur une fraternité immense. Une fraternité aussi vaste que les desseins grandioses des empereurs romains, de Charlemagne et de Charles Quint. Un idéal qui prémunit définitivement les terres de nos peuples européens contre les invasions.
Ce rêve d'un grand empire eurosibérien, que les pusillanimes irresponsables qualifient de déraisonnable, les puissances maritimes, ennemies du vieux continent, y croient. Elles en redoutent la concrétisation. Pour écarter d'elles la menace de cette Grande Europe qui les marginaliserait, elles déploient tous leurs efforts pour affaiblir les Européens. Elles s'appliquent à les dresser les uns contre les autres et à favoriser les poussées colonisatrices de l'Islam.
Dans cette aspiration à une Grande Europe stabilisatrice, viennent s'inscrire parfaitement tous les regroupements d'entités et d'identités régionales et nationales, et ce à chaque fois qu'elles peuvent trouver un commun intérêt à cultiver entre elles des affinités - occasionnelles ou épisodiques ou, au contraire, anciennes et profondes.
Cet appel mystique à une fédération impériale des enracinements locaux, régionaux et nationaux des patries charnelles de l'espace eurosibérien ne pouvait trouver de plus juste résonance que dans la pensée d'un visionnaire comme Jean Thiriart (dans les années soixante) et dans celle de Pierre Vial (fondateur de l'organisation Terre et Peuple). On retrouve aussi cette aspiration dans de nombreux mouvements et partis politiques sociaux et identitaires.
La Démocratie Nationale juge toutefois primordial de souligner que, sur nos terres et entre nos peuples, l'unité n'est concevable que dans le respect des différences, car l'essence même de la culture européenne, c'est la liberté. Cette liberté que nous voyons à présent si menacée et que nous nous faisons un devoir sacré de défendre...
