DN Démocratie Nationale

Reprise économique ou poudre de Perlimpinpin ?

Le troisième trimestre de 2009 confirmerait les bonnes perspectives de l’économie mondiale pour 2010. En effet, plusieurs indicateurs économiques, dont le Chicago Purchasing Manager, confortent le « sentiment de reprise ». Or, justement, ces indicateurs sont des indicateurs de « sentiments » : ils ne reflètent pas l’état réel de l’économie. Par contre, les chiffres du chômage et le nombre des faillites d’entreprises continuent partout d’augmenter – particulièrement aux Etats-Unis.
Du 1er janvier au 28 novembre, ce sont plus de 125 banques régionales américaines qui ont mis la clef sous le paillasson...
Les autorités de contrôle et les gouvernements veulent nous faire croire que les mesures prises et les décisions futures permettront non seulement d’éviter une crise financière comme celle que nous connaissons, mais qu’elles amélioreront le système capitaliste. Or une étude des recommandations – en matière prudentielle notamment – montre que la mise en œuvre de ces mesures ne permettrait pas de faire face à une crise (ni même de la prévenir). Bref, rien ne changera car le changement nécessiterait de prendre de bonnes décisions, généralement rudes… donc impopulaires.
Dans le cas présent, l’application de réelles mesures préventives se heurte au lobby bancaire, soucieux de maintenir à tout prix bénéfices et prérogatives. Pas question de remettre en cause le business modèle actuel !
Par ailleurs, la montée des bourses d’actions fin 2009 donne à penser que les choses vont mieux. Or c’est le flux d’argent injecté par les gouvernements au travers des plans de sauvetage des banques qui se retrouve en partie investi sur les marchés. De plus, il a été constaté que la vague des restructurations n’a d’effet qu’à court terme… et que ces restructurations ne dégagent que des profits non récurrents.
L ’année 2010 s’annonce à la fois difficile tant sur le plan boursier que dans le domaine de l’économie réelle. La dette des ménages ne s’est guère réduite, tandis que celle des Etats a explosé. La bulle du crédit a été transférée du secteur bancaire au secteur public : le risque est donc supporté par l’ensemble des citoyens. Le financement des déficits se fera au détriment des investissements et, par conséquent, pénalisera toute croissance éventuelle.

Tout va changer

Les réunions du G 20 et autres organes de régulation des marchés financiers n’ont abouti à aucune mesure réellement efficace quant à la menace d’une nouvelle secousse financière. En effet, la réduction des risques des banques ne se fait que par un renforcement des fonds propres, alors qu’il faudrait réduire le risque (c’est-à-dire liquider les actifs « pourris »). En outre, la mise en place de « comités de risques systémiques » en Europe n’est assortie d’aucun renforcement juridique des organes de contrôle, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

Maintenir des taux d’intérêt bas permet aux intervenants d’emprunter massivement à court terme et d’acheter des matières premières ou tout autre actif financier. Le problème de la faiblesse du dollar et la politique de taux zéro pratiquée par les autorités des pays industrialisés alimentent la spéculation. Un nombre croissant d’intervenants emprunte du dollar car cela ne leur coûte presque rien. Ils investissent ensuite dans les pays à forte croissance (Asie du Sud-Est). Ils réalisent une plus-value et revendent ensuite leurs dollars !
Cet argent s’engouffre sur les marchés d’actions plutôt que dans l’économie réelle. Ce détournement ne semble pas effrayer nos banquiers centraux – qui risquent de perdre leur semblant de crédibilité en affirmant haut et fort que le pire est derrière nous.
Le taux de chômage n’en finit plus d’augmenter ; les ménages tentent d’épargner en prévision de mois difficiles et les sociétés n’investissent qu’à court terme – et peu.
Cette illusion de reprise, alimentée par l’appréciation des marchés financiers, n’est qu’une énième bulle spéculative que les banquiers centraux ont contribué à gonfler. Si les gouvernements appliquaient la moindre hausse de taux ou mettaient fin à la politique de facilité de crédit qu’ils offrent aux banques commerciales… le château de cartes s’effondrerait.
On peut assister au scénario suivant : les facilités de crédit offertes par les banques centrales vont se durcir, faisant augmenter directement le coût des nouvelles émissions obligataires. Ce faisant, si les revenus bancaires n’augmentent pas proportionnellement, les émetteurs (les banquiers) assisteront à une baisse de leur rentabilité. Ceux qui bénéficient d’une notation (notamment les institutions les plus importantes) verront cette dernière se dégrader, ce qui entraînera une hausse des taux d’intérêt à long terme.

Mais pourquoi les banquiers centraux augmenteraient-ils leurs taux d’intérêt ? La crainte vient des Etats-Unis. Ces derniers sont débiteurs du reste du monde et ils verraient d’un bon œil un effondrement « contrôlé » du billet vert comme une remontée des taux d’intérêt. En effet, cela leur permettrait de financer à faible coût leurs emprunts gigantesques. Cela dégagerait aussi une marge de manœuvre sur le plan intérieur. Les créanciers financeraient la relance intérieure américaine.

2010 : le dur retour des réalités ?

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) est l’un des rares organismes mondiaux qui avait prévu une crise financière de grande ampleur. Loin de rejoindre les analyses politiquement correctes, la BRI avait prévenu, dès la fin du mois de juin 2009, que les mesures de stimulation budgétaires « ne pourraient provoquer qu’une relancetemporaire de la croissance, suivie d’une longue période de stagnation ».
Pour sa part, Jaime Caruana, l’un des ses directeurs, a affirmé que la reprise boursière ne devait pas être mal interprétée. La croissance de la bulle financière ne signifie pas qu’une reprise se produira dans l’économie réelle.
William White, ancien économiste en chef de la BRI, avait également fait valoir « qu’après deux ans de soutien gouvernemental au système financier, nous avions désormais un groupe de banques encore plus grandes et plusdangereuses que jamais ».
Ces propos sont relayés par ceux de Simon Johnson, du Fonds Monétaire International, qui a clairement dit : « La reprise échouera à moins de briser l’oligarchie financière qui empêche la réalisation d’une réforme essentielle ».


Pieter Kerstens

©Copyright 2005 Patrick Cocriamont DN

La Démocratie Nationale s'est consacré depuis sa naissance à ceux qui, sans cesse plus nombreux, nourrissent le rêve d'une paix continentale millénaire, appuyée sur une fraternité immense. Une fraternité aussi vaste que les desseins grandioses des empereurs romains, de Charlemagne et de Charles Quint.  Un idéal qui prémunit définitivement les terres de nos peuples européens contre les invasions.

Ce rêve d'un grand empire eurosibérien, que les pusillanimes irresponsables qualifient de déraisonnable, les puissances maritimes, ennemies du vieux continent, y croient. Elles en redoutent la concrétisation. Pour écarter d'elles la menace de cette Grande Europe qui les marginaliserait, elles déploient tous leurs efforts pour affaiblir les Européens.  Elles s'appliquent à les dresser les uns contre les autres et à favoriser les poussées colonisatrices de l'Islam. 

Dans cette aspiration à une Grande Europe stabilisatrice, viennent s'inscrire parfaitement tous les regroupements d'entités et d'identités régionales et nationales, et ce à chaque fois qu'elles peuvent trouver un commun intérêt à cultiver entre elles des affinités - occasionnelles ou épisodiques ou, au contraire, anciennes et profondes.

Cet appel mystique à une fédération impériale des enracinements locaux, régionaux et nationaux des patries charnelles de l'espace eurosibérien ne pouvait trouver de plus juste résonance que dans la pensée d'un visionnaire comme Jean Thiriart (dans les années soixante) et dans celle de Pierre Vial (fondateur de l'organisation Terre et Peuple). On retrouve aussi cette aspiration dans de nombreux mouvements et partis politiques sociaux et identitaires.

La Démocratie Nationale juge toutefois primordial de souligner que, sur nos terres et entre nos peuples, l'unité n'est concevable que dans le respect des différences, car l'essence même de la culture européenne, c'est la liberté. Cette liberté que nous voyons à présent si menacée et que nous nous faisons un devoir sacré de défendre...

Pour qui ? Pourquoi ?

Patrick COCRIAMONT

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