
Madame Karine Lalieux, 41 ans, licenciée en sciences criminologiques, députée de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a publié récemment un court article dans l’une des revues de l’Organisation des Moudjahidin du Peuple d’Iran (OMPI). Elle s’exprimait au nom du Parti socialiste.
Dans la même revue figurent des textes d’autres parlementaires, belges et européens.
Tout cela serait banal, si l’Organisation des Moudjahidin du peuple d’Iran ne figurait sur une liste de 28 groupes terroristes, liste établie en 1997 et confirmée par le secrétaire d’Etat américain le 5 octobre 2001.
Depuis 2002, l’Union européenne a, elle aussi, classé les Moudjahidin parmi les mouvements terroristes.
Human Rights Watch, ligue de défense des droits de l’homme, et le prestigieux Centre d’Information et d’Etudes géopolitiques (CIEG) de Bruxelles confirment le classement effectué par les responsables américains et européens…
Mais que souhaitaient Madame Lalieux et consorts ? Tout simplement le retrait de l’OMPI de la liste des mouvements terroristes établie par l’Union européenne.
Est-ce faute d’informations qu’une poignée de parlementaires, sénateurs et eurodéputés soutient une bande d’assassins ? Est-ce par inconscience ?
Certes, l’OMPI tente par tous les moyens de présenter une image « respectable » pour bénéficier dans nos vieilles nations d’une totale liberté d’action. Certes, elle dispose de moyens financiers importants et use d’un lobbying intensif auprès des instances belges et européennes. Sa nature criminogène est pourtant aveuglante. Dans un ouvrage intitulé L’Autopsie d’une Dérive (Editions A la Carte – 2004), le journaliste suisse Antoine Gessler retrace l’histoire sanglante des Moudjahidin.
Fondée le 6 septembre 1965, sous le règne du Shah, l’OMPI se lance immédiatement dans une contestation radicale des institutions. Puis viendra le temps de la lutte armée (assassinats de policiers iraniens et de conseillers techniques américains, attentats à la bombe).
L’idéologie des Moudjahidin mêle dès l’origine marxisme et islamisme. « Le marxisme est une école scientifique de lutte et l’Islam un guide » affirment-ils. En 1972, Mohammad Hanifnejad, fondateur de l’organisation, est condamné à mort par un tribunal militaire et exécuté. Trois ans plus tard, la tendance islamiste, menée par Massoud Rajavi, prend le pas sur la tendance marxiste et s’empare de tous les rouages de l’OMPI. Rajavi en devient alors le chef incontesté…
Le 1 er février 1979, un avion d’Air France se pose sur l’aéroport de Téhéran. Après un long exil, l’ayatollah Khomeiny rentre en vainqueur. Une foule enthousiaste l’accueille. Une nouvelle page de l’histoire iranienne s’ouvre.
Dans un premier temps, les Moudjahidin soutiennent le nouveau régime, mais refusent de déposer les armes et de se transformer en parti politique.
La lune de miel entre mollahs et OMPI sera de courte durée. Rajavi part pour l’exil – non sans avoir préalablement planifié une campagne d’attentats qui feront des dizaines de morts et des centaines de blessés sur le sol iranien. Le 28 juin 1981, deux bombes explosent tuant 74 hauts dignitaires iraniens, 27 députés et 14 ministres.
Lorsque Massoud Rajavi se réfugie en France, en juillet 1981, il est convaincu que son séjour sera de courte durée. Son beau-père, Bani Sadr, ancien Président de la République iranienne, l’accompagne. Tous deux pensent que le régime islamique est à bout de souffle.
Mais la jeune république forme des cadres et assied son autorité. Lorsqu’éclatera la guerre entre l’Iran et l’Irak, elle saura galvaniser, huit années durant, le patriotisme des masses.
Pendant que coule un sang généreux, Rajavi et Sadr se querellent dans un confortable exil. La rupture entre les deux hommes intervient lorsque Rajavi décide de soutenir l’Irak de Saddam Hussein. Le chef des Moudjahidin s’installe alors en Irak et met ses hommes à la disposition de l’Etat-major irakien. Une incursion en territoire iranien est rapidement repoussée. Déçu par la piètre valeur militaire de l’OMPI, Saddam Hussein utilisera celle-ci pour réprimer les velléités d’indépendance kurdes. Leur efficacité sera là indéniable : si un terroriste ne fait jamais un bon militaire, il fait par contre un excellent tortionnaire.
Un autre aspect de la personnalité de l’« islamiste progressiste » Rajavi est à mettre en lumière : sa mégalomanie. Il existe, en effet, au sein de l’OMPI un culte de la personnalité qui l’identifie à une structure sectaire. Massoud Rajavi et sa troisième épouse, Maryam, sont l’objet d’une adoration quasi-religieuse. L’Islam chiite célèbre l’« imam caché » et chante la gloire de ses grands leaders historiques. Au sein de l’Organisation des Moudjahidin du Peuple, lors des grandes fêtes religieuses, le « maître » Rajavi rend obligatoire la mention de son nom et de celui de son épouse à la suite des noms des douze imans vénérés.
Il va sans dire que pour les vrais musulmans, Radjavi se trouve en état de blasphème !
En 2003, aux premiers jours de l’agression américano-britannique contre l’Irak (seconde guerre du Golfe), les marines entrent dans le camp retranché d’Ashraf. Ils y trouvent plusieurs centaines d’hommes hagards. Ceux-ci, membres de l’OMPI revêtus d’uniformes irakiens, sont immédiatement désarmés et étroitement surveillés.
Le mardi 17 juin 2003, plus de mille policiers procèdent à un gigantesque coup de filet en banlieue parisienne. Le quartier général de L’OMPI, situé à Auvers-sur-Oise, est pris d’assaut. Maryam Rajavi est incarcérée durant quelques jours. Conditionnés, manœuvrés, plusieurs membres de l’organisation se suicident par le feu.
Mais cet acte spectaculaire semble être le chant du cygne des Moudjahidin du Peuple. Discrédités par leur collaboration avec les Irakiens, coupés de tout soutien populaire en Iran, l’avenir se décidera sans eux. Ne restera que le souvenir des 10 000 victimes jalonnant leur histoire mortifère.
Deux questions demeurent : quels lobbies s’acharnent à exclure l’OMPI de la liste des groupes terroristes ? Et pour quelles raisons ?
Répondez-nous, Madame Lalieux.
Que fait donc une personne comme vous – intelligente, démocrate, féministe et laïquarde – dans la felouque éventrée de l’OMPI ?

LA Démocratie Nationale s'est consacré depuis sa naissance à ceux qui, sans cesse plus nombreux, nourrissent le rêve d'une paix continentale millénaire, appuyée sur une fraternité immense. Une fraternité aussi vaste que les desseins grandioses des empereurs romains, de Charlemagne et de Charles Quint. Un idéal qui prémunit définitivement les terres de nos peuples européens contre les invasions.
Ce rêve d'un grand empire eurosibérien, que les pusillanimes irresponsables qualifient de déraisonnable, les puissances maritimes, ennemies du vieux continent, y croient. Elles en redoutent la concrétisation. Pour écarter d'elles la menace de cette Grande Europe qui les marginaliserait, elles déploient tous leurs efforts pour affaiblir les Européens. Elles s'appliquent à les dresser les uns contre les autres et à favoriser les poussées colonisatrices de l'Islam.
Dans cette aspiration à une Grande Europe stabilisatrice, viennent s'inscrire parfaitement tous les regroupements d'entités et d'identités régionales et nationales, et ce à chaque fois qu'elles peuvent trouver un commun intérêt à cultiver entre elles des affinités - occasionnelles ou épisodiques ou, au contraire, anciennes et profondes.
Cet appel mystique à une fédération impériale des enracinements locaux, régionaux et nationaux des patries charnelles de l'espace eurosibérien ne pouvait trouver de plus juste résonance que dans la pensée d'un visionnaire comme Jean Thiriart (dans les années soixante) et dans celle de Pierre Vial (fondateur de l'organisation Terre et Peuple). On retrouve aussi cette aspiration dans de nombreux mouvements et partis politiques sociaux et identitaires.
La Démocratie Nationale juge toutefois primordial de souligner que, sur nos terres et entre nos peuples, l'unité n'est concevable que dans le respect des différences, car l'essence même de la culture européenne, c'est la liberté. Cette liberté que nous voyons à présent si menacée et que nous nous faisons un devoir sacré de défendre...